Luttons contre le Paludisme

Prenons conscience des dégâts causés par le Paludisme

Vidéo crée par AB PRO CONCEPT
Music : « Malaria » written by Niki Reiser
From the Film « The White Masaî », courtesy of Constantin Music Verlags GmbHLogo_ANSP

 

 

Publicités

Journée du Paludisme….

Le Paludisme qui tue aujourd’hui encore une personne toutes les 10,5 secondes à travers le monde.
En 2013, 584 000 environ en sont mortes, principalement des enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne.Capture d’écran 2016-04-20 à 10.35.44.png

http://www.mon-paludisme.com

Are you looking for survivors of cerebral malaria ?

Are you looking for survivors of cerebral malaria? I suffered in 2000 after going to Mozambique

Hi Nathalie. I had all the symptoms of malaria but 2 blood tests came back negative. I became very ill and was admitted into hospital immediately for more tests which showed me to have cerebral malaria. I was treated with a strong dose of quinine. I was in Intensive Care for a while. In hospital for two weeks I think. I can ask my mother for the details. I was treated in Johannesburg and they had good knowledge of how to treat this awful malaria. I suffered lesions to my many of my major organs. I came very close to death and my mother had begun calling my family telling them that I may not make it. I remember feeling at peace and ‘knowing’ that I was dying. Somehow I woke up. And I am here. No one ever told me about long term effects of this Malaria. Only that it wouldn’t come back like other forms of malaria. But I suffer a lot now from migraines, dizziness, memory problems. I gave thought for a long time that something was just wrong with me. Now I wonder if it is the malaria which almost killed me.

I haven’t spoken to anybody about this

But I find some things a real struggle

Physically I am fine. My mind, maybe not!

I was 22 when I had Malaria. I am originally from South Africa but now live in England.

I am 37 now

I’m not sure I can help but I will try, if I can! Nobody told me that I may have problems later down the line. I have no formal diagnosis to say that the cerebral malaria has caused problems. But I know something is not right and I think there is a strong chance it was the cerebral malaria.

Thank you for replying to me. I may trying to connect with other survivors to see if they also have long term effects of this Malaria.

Thank you. This means so much. I will have a look at your website. I feel so abnormal sometimes! I will look into everything you say.

I will definitely do some more digging. I see the doctor who treated me is still at the same hospital – I never forgot his name! I wanted to write to him and thank him for saving my life. Maybe he still has my medical records which would be very useful now for further investigation. I will also speak to my Mum to find out more.

I do miss the beautiful south African sunshine! But my life is here now.

Did you go for an MRI scan to get the diagnosis?

Nathalie, you can use my story but not my real name please as I’m not ready to talk about it openly. And no picture either please. I could write something a bit better though because that was just me taking.

Charlotte

Les sequelles du Paludisme Grave

Nath10juil3_02chute8

Prendre conscience qu’une vie peut basculer à cause d’un moustique…
Troubles neurologiques, comme troubles cognitifs,  hypoperfusion cérébrale, chutes à répétition, épilepsie, etc…

Neuropaludisme

Paludisme cérébral, de Magalie

bonjour, je m’ appelle Magalie et j ai survécu au paludisme cérébral.
en août 2011 je suis retourné dans mon pays d’ origine le Cameroun, j étais tellement heureuse d’ y aller et de pouvoir présenter ma fille qui avait à peine 2 ans. malheureusement tout ne s’ est pas dérouler que je le souhaitais. il est important de rappeler que je n’ avais pas pris le traitement préventif, en revanche mon mari avait fait le nécessaire pour que ma fille le débute 10 jours avant notre départ, vous vous demanderez surement pourquoi je ne l’ ai pas fait? je répondrais que c’ est par pure négligence, parce qu on a l’impression qu on et jeune tout est insurmontable.
mai aussi parce qu’ en 2009 j’ étais parti au Cameroun pour 2 mois sans prendre de traitement préventif( car enceinte) et que rien ne m’ étais arrivé.

2 jours après mon arrivé le 13 août 2015 je me suis rendu dan mon village natal dans l’ est du Cameroun, 3 jours après je décidais de rentrer avec mon frère sur la capital, j ai longtemps hésité à repartir ce jour la, car ma mère voulait que je reste encore quelque jour( je crois que ç’ est cette décision qui m’ a sauvé la vie).
déjà dans le bus qui me ramenais, je ne me sentais pas bien et j ai même vomi, mais j’ ai mis cela sur le compte du mal de la route.
le lendemain je me suis bien réveillée, j ai entamé quelque travaux ménagers et aux alentours de 14 heures j’étais dans le salon avec ma sœur et son copain (étudiant en médecine )lorsque j ai ressenti un violent mal de tête comme ci une tornade dans la tête, je l’ ai dit à mon beau frère qui a commencé à me poser des questions sur mon état de santé général.
après le mal de tête s’ est suivi une raideur du cou, crispation des muscles, je me sentais partir, d’ ailleurs je crois que se sont ces mots que je disais  » amener moi à l’ hôpital, je me sens partir….. »
tout de suite nos avons pris le chemin de l’ hôpital, il y avait affluence, je tenais debout, je m’ exprimais et les médecins estimaient que mon état n’étais pas urgent, malgré le fait que l’ infirmier a pris ma glycémie( au vu du regard et de l’ étonnement de l infirmier, j’ ai compris qu’ il se passait quelque chose de grave). effectivement je ressentais un besoin de sucre, et je l’ ai dit à mon frère, ne voyant pas les médecins réagir, celui ci décida de changer d’ hôpital.
il s’ arrêta en chemin pour me prendre un jus d’ orange au vu de mon besoin pressant de sucre.
peu de temps après nous arrivions dans le 2ème hôpital, le médecin qui m’ a reçu a tout de suite dit qui s’ agissait du paludisme, il m a prescrit des comprimés et m’ a prescrit des examens à faire pour le lendemain.
la nuit a été difficile, malgré la prise des médicaments, le lendemain les examens que j’ ai effectué, révélaient que je faisais de l’ anémie, je ne me sentait toujours pas mieux.
le soir même, j’ ai été conduis à nouveau aux urgences du 2 ème hopital et l’ interne qui m’ a reçu après avoir compris que je ne vivais pas à tout de suite exigé qu on me fasse la goutte épaisse parce que mon paludisme étais dans la tête.
quand les résultats de la goutte épaisse sont arrivés, j’ ai juste vu le médecin crié, je n ais jais compris pourquoi, je savais juste que j’ étais fortement infesté du parasite.
j’ ai été hospitalisé et on m’ a administré de la quinine par voie veineuse pendant 24 heures.
je suis stupéfaite et scandalisé par la prise en charge des patients en Afrique, par l’ état des hôpitaux.
ps: la salle dans laquelle j’ était couché étais envahie par les moustiques, j ais juste une drap sur le corps en guise de protection.

au bout de 24 heures je suis rentré chez moi,le médecin ne m’ a dit si j’ étais sorti d’ affaire. il m’ a juste demandé si je voulais qu on arrête le traitement.
comment le saurais je? est ce à moi d’ y répondre, je ne sais même pas quelle dose on m’ a administré, si elle était suffisante et adaptée, je sais juste que je me sentais mieux, du moins je pouvais avoir à nouveau une conversation cohérente.
par contre, j’ étais terrassée par une fatigue, je n’ arrivait pas à soutenir ma tête et mon coup était toujours raide et je n’ avais pas d’ appétit.( ps j’ ai perdu 10 kg)

au bout d’ une semaine j’ ai commencé à aller mieux, à m’ alimenter…. puis je suis rentré en France. j ‘ai contacté le service de maladie infectieuse de ma ville, qui m’ a tout simplement dit qu’ il y avait pas de suivi à faire, que soit j’ en meurt soit j’ en guérit, bref que j’ étais sorti d’ affaire. j’ ai refait une goutte épaisse ici qui n’ a rien démontré, visiblement je suis sorti d’ affaire.
pourtant, jusqu’à ce jour j’ ai des séquelles, je souffre de migraines, de douleurs cervicales, de fatigue, je souffre de ne pas avoir de suivi. j’ ai l’ impression que personne ne me comprend, qu on l’ impression que je simule d’ avoir mal.
ce qui m’ a sauvé, c’ est le fait que mes symptômes soient apparus progressivement, que j ai pris la décision de rentrer en ville ou il y a des hôpitaux.
mais aussi le fait d’ avoir compris que quelque chose de grave se présentait.

aujourd’hui, j’ ai peur que ça revienne, je suis traumatisé même si je sais que j’ ai eu bcp de chance.

 

magone
floremagalie@yahoo.fr

2015 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Un tramway de San Francisco peut contenir 60 personnes. Ce blog a été visité 1 000 fois en 2015. S’il était un de ces tramways, il aurait dû faire à peu près 17 voyages pour transporter tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Neuro paludisme – un témoignage anonyme car je recherche du boulot

Neuro paludisme – un témoignage anonyme car je recherche du boulot

 

  • Vous avez une forte probabilité de mourir si votre entourage n’a pas les bonnes réactions et ne monte pas au créneau – la réactivité atténuée à l’étranger et les couts de rapatriement retardent les prises des décisions qui peuvent vous sauver

 

J’avais été envoyé par ma société, une filiale de la caisse des dépôts, au Congo Brazzaville.

Je suivais correctement la médication préventive anti paludéenne préconisée du moment

Après quelques semaines j’ai eu une asthénie sans fièvre (nb : la médication préventive prise avait dénaturé les symptômes du paludisme). J’ai été consulter. Le médecin n’a rien vu et ne m’a même pas pris au sérieux.

Le lendemain j’étais en complète confusion et hospitalisé à l’hôpital avec un diagnostic de consommation volontaire ou involontaire de champignons hallucinogènes (terme consacré pour parler de drogue sans en avoir la preuve)

Heureusement, le médecin de l’hôpital a pensé à me faire une goutte épaisse qui permet de diagnostiquer le paludisme. Heureusement le jour de réalisation de cette analyse, effectuée une fois par semaine par l’hôpital malgré sa simplicité, était programmé le lendemain.

Le lendemain j’étais en coma stade 2, le diagnostic de palu avait été posé et le médecin de l’ambassade de France avait signé mon ordre de rapatriement.

Ce rapatriement qui aurait pu être effectué le soir même a été différé en raison des atermoiements de ma société et de son assureur Mondial Assistance.

Grâce à l’engagement de ma femme, de l’équipe locale avec laquelle je travaillais, du responsable d’une équipe d’experts que je recevais, frère du directeur d’un grand journal, ma société a accepté de payer mon rapatriement (en espèces, Air France refusant les autres moyens de paiement dans un délai aussi court).

Il a pu être effectué le lendemain soir grâce à l’énergie déployée par l’équipe locale de ma société pour récupérer avec difficulté mon passeport au service de l’immigration et réaliser mon transfert vers l’aéroport, l’ambulancier étant parti effectuer des courses privées et j’en passe.

Sans cette équipe locale et son énergie je serais mort dans ce contexte d’expatriation.

Le rapatriement a été effectué alors que j’étais dans un état neurologique alarmant coma bon stade 3, arythmie cardiaque et mouvements d’enroulements bilatéraux (plus de contrôle cérébral des muscles)

A noter que deux jours plus tard nous recevions un mail de Mondial Assistance (heureusement pour une fois leur manque de réactivité a servi), refusant de prendre en charge mon rapatriement, acceptant de faire venir ma femme et envisageant mon transfert vers Libreville !!!.

Je suis resté dans le coma pendant environ dix jours avec un pronostic vital engagé comme on le dirait actuellement. Après deux mois j’ai repris mon activité avec une interdiction de la médecine du travail à me faire repartir en zone paludéenne. En fin d’année j’étais licencié pour raison économique (c’était une autre époque !!!)

 

  • et votre vie future peut en être gravement affectée

Et ma vie professionnelle a continué après une période de 2 ans de chômage. Ce neuro-paludisme l’a affecté de façon déterminante.

Médicalement j’ai eu des périodes de grande fatigue et de dépression. Mon entourage a noté des modifications importantes de comportement, raisonnement, mémoire et énergie.

Professionnellement mon salaire moyen a été de moitié inférieur à la moyenne des ingénieurs de mon école, j’ai traversé 5 années de chômage et 2 de chômage partiel.

A noter que ces troubles psychiques pouvaient également être attribué à l’hépatite C que m’ont inoculées les transfusions effectuées lors de mon rapatriement ou à l’hôpital ( 5 transfusions effectuées à un moment où on n’était pas capable d’en détecter la présence du virus VHC dans le sang). Ce VHC a été identifié récemment (charge virale très élevée) et éradiqué avec une trithérapie exténuante.

 

  • Voilà mon témoignage,

J’espère qu’il servira à augmenter la réactivité des personnes qui vont en zones paludéennes et celle du corps médical et permettra aussi de mieux comprendre la dangerosité des conditions dans lesquels se retrouvent touristes ou expatriés dès qu’ils sont en zone paludéenne.

J’espère également qu’il servira, en France, à une meilleure prise en compte juridique des effets de cette maladie mortelle.

 

Mon histoire est devenue notre histoire à Denys, Marc, Jérôme et moi, survivants d’un Paludisme grave.
Ce pourquoi nous vous la contons aujourd’jui, le Paludisme peut boulverser votre vie à jamais.

« ASSOCIATION DES NEURO SURVIVANTS DU PALUDISME (ANSP) »
(Création de l’association n° W062008099)

Membres d’Honneur : Monsieur Le Deputé : Stéphane DEMILLY et Monsieur Le Professeur Pierre MARTY, Parasitologue à l’Hopital L’Archet à Nice.

Previous Older Entries Next Newer Entries

%d blogueurs aiment cette page :