MODIFICATION DES RECOMMANDATIONS DE PREVENTION DU PALUDISME (mai 2015)

Le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP), en s’alignant sur les recommandations de l’OMS, vient de modifier les conseils de prévention  du paludisme dans les zones à faible risque, essentiellement d’Asie et d’Amérique tropicales où le ratio bénéfice/risque n’apparait plus en  faveur de la prise de traitements antipaludiques.

Les recommandations de traitements préventifs restent inchangées pour l’Afrique sub-saharienne : risque élevé en dehors des grandes villes dans les pays d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique Centrale et d’Afrique de l’Est, risque plus modéré et régional dans les pays d’Afrique Australe.

La classification en 3 groupes en fonction de la résistance aux traitements de prévention, que la France était seule à observer, devient caduque.

Le HCSP se fonde, dans ses recommandations, sur les facteurs essentiels que sont :
les données épidémiologiques de chaque pays et de chaque région du pays
l’itinéraire et la saison du voyage
l’existence de nuitées (surtout en plein air) dans les régions à risque
les risques d’effets secondaires individuels et d’apparition ultérieure de résistance aux traitements, a fortiori si leur indication n’est pas absolue

Le HCSP insiste, indépendamment de la prophylaxie médicamenteuse, partout, sur l’importance de la protection personnelle anti-vectorielle, qui doit protéger le voyageur, non seulement contre les moustiques vecteurs de paludisme mais aussi contre ceux qui peuvent transmettre, dengue, chikungunya, fièvre jaune et contre mouches ou tiques responsables d’autres maladies exotiques.

Quelles protections ?
Variables en fonction de la région et de la saison (plus rigoureuses, bien sûr, en forêt équatoriale que sur une plage de l’Océan Indien) : vêtements couvrants, répulsifs peau et vêtements (par trempage plutôt que par pulvérisation) et surtout importance +++ de l’utilisation de moustiquaires imprégnées (elles ne le sont pas toujours).

En pratique, cette modification concerne essentiellement l’évaluation du risque de paludisme pour les voyageurs (plus que pour les résidents) et se matérialise par la disparition de la classification en groupes. 1, 2 et 3, responsable de fréquentes prescriptions par excès. Elle ne change pas les recommandations que nous avons faites, quant aux prescriptions de chloroquine (Nivaquine), chloroquine-proguanil (Savarine), atovaquone-proguanil (Malarone ou générique), doxycycline (Doxypalu) ou Méfloquine (Lariam) en fonction du risque réel (itinéraire, saison, type de voyage).

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http://www.voyageursdumonde.fr/voyage-sur-mesure/sante/sante-voyageur

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